BanZaouiaSidiElDjoudi.jpg

Ban_Douar_Ledjouada.jpg

Bibliographie

Les descendants de Sidi El Djoudi pendant la période coloniale

Séquestration des biens durant la colonisation française
Durant, le royaume d'Alger sous le dernier dey, et avant l'entrée de Français dans la région, la zaouïa des Ouled-sidi-djoudi, marabouts du Guergour était suzerains de diverses confédérations de qbaïl comprenant: Ouled-sidi-djoudi,  gregria, ouled-sebaa, beni-oussine, tronet-cheba,  ouled-khebab (Rinn 1900). Les années 1870 seront celles des révoltes des Hananchas et le soulèvement dans les Babors à l'appel d'El Mokrani et avec une forte participation des descendants de Sidi El Djoudi à Hammam Guergour comme à Babor. Il s'en suit une séquestration des biens de la part de la France.

A Hammam Guergour
En 1871, les indigènes d'El Gragria, EL Merabtine et Oulad Sidi EL Djoudi, ont incendié et pillé le Bordj El Caïd Ahmed ben Zidam, détruit ses jardin d'Aïn Meddah  et se sont joints aux contingents de l'Oued sahel pour brûler le caravansérail d'Ain Roua et la ferme de Metaga.
19 septembre 1871, un arrêté, signé à Alger par le Gouverneur général civil de l'Algérie, par délégation du directeur général des affaires civiles et financières, stipule 
"Considérant qu'il résulte du rapport du Commandant l'expédition des affaires de la subdivision  de Sétif, que les indigènes des groupes de Guergueria et d'El-Merabtin, Ouled-el-Djoudi, tribu du Guergour, district de Sétif,  ont pris la part la plus active à l'insurrection ; qu'ils ont contribué au pillage et à l'incendie du bordj du caïd, détruit ses Jardins, et se dont joints, ensuite, aux contingents de l'Oued Sahel, pour brûler le caravansérail d'Âïn-Rouah et la ferme de Mellerga, appartenant à un européen ;  Que ce même rapport constate que divers autres indigènes de la tribu du Guergour ont été les principaux meneurs du mouvement insurrectionnel ;  Sont frappés de séquestre les biens meubles et immeubles de tous les indigènes propriétaires, fermiers ou locataires habitant les territoires des groupes de Guergueria et d'El-Merabtin-Ouled-el-Djoudi, tribu du Guergour, ainsi que tous ceux des étrangers indigènes musulmans dans ces territoires" (BOGGA 1872).

A Babor
Dans le même arrêté du 19 septembre 1871, et suite à la révolte conduite par Si Ali Djoudi à Babor, nous pouvons lire : 
"Considérant qu'il résulte du rapport du chef de l'annexe de Takitount, subdivision de Sétif, que tous les indigènes des cinq fractions des Merdjergui, des Ouled-ÂbdalIah-ben-Ali, d'El-Krakra, des Ouled-Bezza; et des Beni-Melloul, constituant la tribu du Babor proprement dite, ont été les premiers à se révolter; qu'ils ont assisté, sous la conduite de Si Ali ben Si El  Djoudi, au pillage du village d'El-Ouricia; qu'ils ont pris part à toutes les expéditions de Si Aziz, et suivi les bandes armée  qui ont participé aux attaques des places de Djidjelli et de Milah ; Que, dés lors, tous ces indigènes se sont rendus coupables des actes de rébellion et d'hostilité prévus par l'article 10 de l'ordonnance du 31 octobre 1845, dont il y a lieu de leur faire application ; Sur la proposition du Générai commandant la division de Constantine ; la Commission, instituée par notre arrêté du 7 juin 1871, entendue Sont frappés de séquestre les biens meubles et immeubles de tous les indigènes, propriétaires, fermiers ou locataires, habitant les territoires des fractions des Merdjergui, des Ouled-Abdallah-ben-Ali, d'El-Krakra, des Ouled-Bezza et des Beni-Melloul, composant la tribu du Babor proprement dite, ainsi que tous les biens meubles et immeubles des étrangers indigènes musulmans dans ces territoires" (BOGGA 1872).

Affaire Houdhoud
Lors de session du Jeudi 23 Février 1905, de la Chambre des Députés français de l'époque, une pétition inscrite sous le n° 1762 est soumise, par laquelle le sieur Houdhoud Abba et ses  trois sœurs, du Douar Ain-el-Turk, commune mixte des Maadid (actuellement dans la Wilaya de Msila, non loin de Khelil et Bir Kasd Ali et Ain Tagrout), se plaignaient d'avoir été dépossédés de terrains par le sieur Djoudi Mohamed ben Ali. Il résultait des renseignements fournis que le terrain litigieux a été antichrésé par ses détenteurs, en 1873, à un nommé Larbi ben-Belkacem, pour une somme de 1. 115 francs, 22 charges de blé, 3 charges et demie d'orge, 4 brebis et 6 toisons de laine. En 1882, cette antichrèse (Rahnia) fut cédée au sieur Djoudi, qui remit aux consorts Houdhoud une somme de 2.315 francs. Enfin, suivant acte du cadi, en date du 7 avril 1884, ces derniers vendirent définitivement leur immeuble au susdit Djoudi pour le prix de 3.875 francs. Le gouverneur général estimait que, dans ces conditions, la pétition n'était susceptible d'aucune suite. (Chambre des Députés, 1905).

L'assassinat du caïd Ahmed Yahia
Le journal l'Echo d'Alger en date du 24 mars 1938 et sous le titre: " Un drame mystérieux près de Sétif ", rapporte que le caïd Ahmed Yahia du douar Babor a bien été assassiné. En effet, le 26 février 1938, le caïd Ahmed Yahia Mahmoud, se trouvait à Périgotville porteur d'une somme de 30.000 francs contenue dans une enveloppe jaune. Vers 17 heures, le caïd quittait Périgotville à cheval, suivi de quelques indigènes. En cours de route, à l'instigation de ses compagnons, le caïd s'arrêtait devant la demeure de la famille maraboutique Djoudi. Sollicité par divers membres de cette famille, il soupait, puis consentait à passer la nuit chez ses hôtes. 
Il est nécessaire de préciser que la halte du caïd a eu lieu en pleine montagne. La famille Djoudi, qui fut autrefois opulente, possède, en effet, sur un plateau isolé, une vaste ferme aux nombreuses dépendances : ces divers locaux (dont le délabrement témoigne des difficultés financières actuelles des propriétaires) abritent des parents et des serviteurs. 
Quoi qu'il en soit, le caïd Ahmed Yahia s'installait pour la nuit dans la chambre de Djoudi Ali, en compagnie de ce dernier. Le lendemain matin, le malheureux fonctionnaire était découvert étendu sur le dos, la jambe droite percée d'une balle de pistolet. En effet, tandis que Djoudi Ali faisait dire à M. l'Administrateur de la commune mixte que son hôte s'était suicidé vers le matin, le nommé Boussenina Mohamed, garde champêtre du douar Babor, qui avait passe la nuit, lui aussi, chez les Djoudi, allait dire à M. le docteur Mazzuca, médecin de colonisation à Périgotville, que le caïd était très malade. Les détails fournis par le garde champêtre faisaient croire à une hémoptysie, tant et si bien que le médecin se transporta sur les lieux sans emporter de pansements. 
En examinant minutieusement le corps de la victime, les enquêteurs s'apercevaient très vite que le coup de feu mortel n'avait pas été tiré à bout portant ; aucune douille ne se trouvait éjectée dans la pièce. Enfin, tandis que la balle meurtrière, du calibre 7,65, avait traversé la tête avec une force vive considérable, aucune trace n'était relevée sur les murs. 
Des arrestations ont été opérées, et des charges graves réunies à rencontre des individus arrêtés. En effet, M. le Juge d'instruction de Sétif vient de délivrer des mandats de dépôt contre les nommes Djoudi Ali, Djoudi Mekki et Boussenina Mohamed ont été écroués à la prison civile de Sétif. 
C'est avec un sentiment profond de soulagement que la population européenne et indigène apprendra ce premier succès des policiers. Le caïd Ahmed Yahia, serviteur irréprochable du pays, jouissait auprès de tous les éléments de la population d'une sympathie et d'une estime generals (L'Echo d'Alger, 1938). 

Les descendants et la lutte d'indépendance
On évoque aussi que 181 personnes la tribu des Ouled Sidi El Djoudi, du Hammam Guergour ont été déportées en Nouvelle-Calédonie durant la période coloniale.
Par ailleurs, plusieurs morts ont été enregistrés durant les événements du 8 mai 1945 ou encore durant la guerre de libération nationale entre 1954 et 1962. Parmi les chohadas martyrs, on peut citer entre autre Lahmar Mahmoud (1926-1961).
Dans la liste (non exhaustive) des moudjahidine combattants pendant la guerre de libération nationale, figurent Bahloul Beldjoudi, Aouf Mohamed,  Ouhab Mohamed, Djoudi Mohamed, Lenour Kaddour, Djoudi Elbekai, Djoudi Abdelaziz.


Date de création : 12/11/2017 00:14
Catégorie : - Les descendants
Page lue 5 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !

Groupe Facebook

SidiEldjoudi_Facebook.png

Vidéos
Le Saint Coran

Google Traduction
Visites

 275010 visiteurs

 2 visiteurs en ligne

Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
6n5y
Recopier le code :


  Nombre de membres 216 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
6n5y
Recopier le code :
37 Abonnés