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Bibliographie

A Hammam Guergour, les thermes portent depuis bien longtemps le nom de Sidi-El-Djoudi  L'eau chaude n’a jamais cessé de jaillir des profondeurs de la terre et son débit est régulier et abondant depuis plus de deux mille ans. Elles furent exploitées pendant les époques berbère, romaine, musulmane et aussi par la population européenne durant la colonisation. Treize sources débitent ensemble 22 litres à la minute

Les eaux thermo-minérales de Hammam Sidi El Djoudi sont des eaux sulfurées calciques et chlorurée sodiques, moyennement hyperthermales (41°C à 44,5°C) et hautement radioactives; et c'est leur principale et exceptionnelle caractéristique qui les place au 1er rang en Algérie et au 3ème rang mondial après les bains de Brembach en Allemagne et les bains de Jachimov en république Tchèque.

Ces eaux possèdent des propriétés curatives qui font de Hammam Sidi El Djoudi, l'une des destinations les plus prisées des amateurs de cures thermales. Des eaux qui permettent de soigner de nombreuses affections: rhumatisme, sciatique, plaies anciennes, dermatoses et autres affections génito-urinaires. Des eaux réputées efficaces contre les blessures.

Sa population triple pendant la saison estivale. Les gens prenaient d’assaut le village; ils campaient sur les bords de l’oued Bousselam, dans les prairies voisines, dormaient à la belle étoile, logeaient chez le voisin. Ces gens venus profiter des vertus thérapeutiques indéniables de ces sources thermales.

Situées à 55 KM au nord du chef lieu de la Wilaya SETIF, les sources de Sidi- El- Djoudi émergent sur la rive droite de l'oued Bousselam, dans la commune de Hammam Guergour .  Nichée à 700 m d’altitude, Hammam Guergour jouit de conditions climatiques propices, d’abord aux nombreux curistes qui le fréquentent, ensuite à tous ceux qui veulent prendre du repos loin de tous les aléas des complexes « ordinaires ».

Les sources  furent exploitées pendant les époques Berbère, Romaine, Musulmane et aussi par la population européenne durant la colonisation.

Les études physico-chimiques faites à diverses reprises, ont toutes conclus à la radioactivité des eaux thermales et minérales et certains les classaient parmi les trois plus riches connues dans le monde. Elles se placent, de par leur composition, dans le groupe des eaux sulfatées-calciques moyennement hyper-thermal à une température avoisinant les quarante quatre degrés (44°). Le mot « Guergour »  provient sans dout d’un bruit d’eau, d’un gargarisme dans les profondeurs de la terre. 

Les bains traditionnels, deux bains pour les hommes, et un bain pour les femmes, hérités de l'ancienne époque continuent à fonctionner et sont situés au centre du village, à proximité de l'oued Bousellem. Les bains sont la propriété de la commune de Hammam Guergour. 

Classement des eaux

Elles se placent, de par leur composition, dans le groupe des eaux sulfatées-calciques moyennement hyper-thermal à une température avoisinant les quarante quatre degrés (44°).

  • Les eaux thermo-minérales de Hammam Guergour sont classées par les eaux :
    - sulfurées calciques et chlorurée sodiques
    - moyennement hyperthermales (de 41° C à 44,5° C)
    - hautement radioactives ; et c'est leur principale et exceptionnelle caractéristique qui les placent au 1er rang en Algérie et au 3ème rang mondial après les bains de Brembach (Allemagne) et les bains de Jachimov (Tchécoslovaquie).
  • Composition physico-chimique des eaux :

Resistivité

280,6 Ohms

pH

6.9

Température

41 à 44,°C

Extrait sec à 180°C

3,6 g/l

SO 4

1,6 g/l

Calcium

0,58 g/l

Chlore

0,48 g/l

Sodium

0,25 g/l

Magnésium

0,08 g/l

Silice

0,012 g/l

CO 2 libre ou faiblement combiné

0,32 g/l

Radioactivité

De 9,16 à 122 millimicrocuries

  • Composition des Gaz
    Pour un débit d'eau de 2500 à 2800 l/mn :

Gaz dégagés

70 l/mn

CO 2

19 %

Azote et gaz rares

81%

O 2

néant

Radioactivité  Ain Chefa
- Moyenne

122 à150 millimicrocuries/l
52,13 millimicrocuries/l

  • Comparaison entre la radioactivité des eaux de Hammam guergour et de certaines eaux thermales d’Algérie

Nom du Hammam

Taux de radioactivité

Hammam Guergour

122 à 150 millimicrocuries/l

Hammam Bou hanifia

27 millimicrocuries/l

Hammam Bouhadjar

22,8 millimicrocuries/l

Hammam Meskhoutine

13 millimicrocuries/l

Complexe touristique

Dans le cadre du développement du tourisme thermal en Algérie, le gouvernement décida la construction d'un complexe thermal au milieu des années soixante dix au niveau d'un ancien site romain qui surplombe le village de Hammam Guergour à 670 mètres d'altitude et d'une superficie de 14 hectares. Il fut inauguré le 20 juin 1987.

Le complexe thermal offre à ses clients

  • une piscine couverte eau douce,
  • 96 chambres,
  • 38 bungalows,
  • 4 villas,
  • un restaurant "Hammam" de 150 couverts
  • et un second "Les sources " de 120 couverts,
  • un salon de thé,
  • une salle de cinéma
  • un salon de coiffure dames,
  • trois boutiques,
  • un salon de lecture
  • et des aires de jeux pour enfants, jeux de boules, jeux de société,

Mais le plus important reste sans nul doute les soins prodigués par la station qui vont de la crénothérapie, un ensemble de méthodes thérapeutiques utilisant les eaux minérales sous différentes formes, à la kinésithérapie et à la rééducation fonctionnelle, et une carte de soins qui englobe aussi bien la rhumatologie que la neurologie et la dermatologie.

Le complexe thermal de Hammam Guergour par ses eaux sulfatées de 45°, calciques hautement minéralisées et radioactives, se classe à la 3e place mondiale après Brembach en Allemagne et Jachimove en République tchèque.

La région de Guergour possède une histoire millénaire qui commencera au premier siècle de notre ère où les Romains baptisèrent le lieu Ad Sava Municipium Sava et considéraient Oued Bousselem comme principale branche du Soummam. Ayant découvert des eaux thermales, les Romains y établirent des bains et des piscines qui seront, selon l’imaginaire populaire, détruits par un tremblement de terre en l’an 419 après J.-C.

Avec leur prescience remarquable, les romains avaient utilisé ces eaux sulfatées calciques, chaudes pour traiter leurs citadins, colons et légionnaires, cette station était très prospère entre les 2eme et 4eme siècle.

A cette époque, le bourg romain était déjà établi au Nord du défilé de Bousellam et le municipe, commune à structure constitutionnelle romaine, crée bien avant l'année 193 et qui portrait le nom D'Ad Sava Municipium Sava étant le nom romain de l'oued Bousellam, axe de cette vallée. Puis le christianisme fit son apparition et s'épanouit avec les évoques D'Ad Sava mentionnées, au cours de la période allant de 411 à 484 et le culte des martyrs y est du reste gravé dans les pierres.

Les propriétés médicales et thérapeutiques du temps des Romains de cette station est vérifiée par l'importance et l'aménagement des anciens thermes, mis à jour en 1937 -1938.

Ces thermes comprenaient quatre vastes piscines avec marches d'accès dans une salle ou l'on venait se reposer et transpirer après la balnéation. Ces pièces aux murs très épais, étaient séparées les unes des autres par des sas et tout l'édifice était entouré par un calinaium qui faisait régner grâce à l'eau chaude venant des sources, et qui y circulait, une température douce, tiède et régulière.


Date de création : 21/10/2007 22:25
Dernière modification : 14/06/2013 20:37
Catégorie : Hammam Guergour - Hammam Guergour
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