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سيدي الجودي
Bibliographie

Légendes et miracles de Sidi El Djoudi

Plusieurs légendes ont été attribué à Sidi El Djoudi, de part sont statut de Marabout et homme de religion.
Ainsi, selon Mostefai Abdelkader (Mostefai, 1956) qui cite Mazzuca (A. Lacroix & P. Mazzuca 1951), un jour, manquant d'eau pour permettre à ses élèves de faire leurs ablutions, Sidi El Djoudi enfonça dans le sol rocailleux son bâton ferré pour faire jaillir des entrailles de la terre, ces eaux que le Tout Puissant révéla ainsi aux habitants de cette région.

Une autre légende veut que l'existence de cette eau thermale soit due à l'un des miracles réalisés par Sidi-El-Djoudi. On raconte que cette contrée a connu, dans un passe lointain, l'un des hivers les plus durs de son histoire. Le froid était tellement intense que le sol a fini par geler, interdisant toute activité humaine. La région était restée pendant des mois sous la couverture d'un épais manteau de neige empêchant toute sortie des foyers. Aucun ne s'aventurait à mettre le nez dehors. Isolés du reste du pays, les gens tombaient malades et mouraient d'épuisement. Les stocks de vivres et de bois de chauffage étaient vite épuisés par cet hivernage qui ne finissait pas. La faim et le froid régnaient en maitre impitoyables. Les habitants passaient leurs journées dans les prières, espérant un retour a des températures plus clémentes. Mais la nature se montrait implacable et l'hiver interminable. Désespérés par le froid mortel qui n'en finissait plus de sévir, ils étaient au bout de leurs ressources matérielles ct morales. Croyant a une punition divine, ils supplièrent Sidi-El-Djoudi d'intercéder en leur faveur, de réciter une prière pour eux. Ils espéraient racheter ainsi tous leurs péchés. Sidi-El-Djoudi les vit pleurer et en ressentit une grande pitié. Emu par tant de souffrances, le grand marabout accéda à leur demande. Il pria et médita toute la nuit, jusqu'aux premières lueurs de l'aube. Cependant, au moment de procéder aux ablutions rituelles de la prière du matin. il ne put se servir de ses mains ni de ses pieds. Ses membres se raidissaient a no plus pouvoir tenir d'objets a cause du grand froid. Alors, il récita des versets du Saint Coran. Et invoqua le nom de Dieu tout puissant. Puis, il frappa a plusieurs reprises le sol de sa canne. Devant une telle ferveur, Dieu agréa sa prière : une eau bouillonnante jaillit du sol. Sidi-El-Djoudi put ainsi faire sa toilette rituelle. Au même instant, les nuages se dissipèrent dans le ciel pour laisser place a un soleil éclatant de lumière. La neige fondit et la vie reprit son cours normal. De par ce miracle, Sidi-El-Djoudi a gagné sa place parmi ces saints dont la population vénère les vertus de sagesse et de bonté. Le miracle aussitôt connu, la foule accourt. Eblouis par le prodige, les aveugles veulent voir, les paralytiques veulent marcher. 

Au début du 19eme siècle,  le témoignage de la vieille Hadda âgée alors de 94 ans : " À l'âge de 16 ans, des douleurs rhumatismales commencèrent à me déformer les membres ; les jambes en particulier qui demeuraient inertes. La pauvre infirme que j'étais ne remuait plus qu'un corps déformé par la douleur. Une de mes grand-tantes eut l'idée de me conduire au Hammam de Sidi-el-Djoudi. Et cet enfant qui souffrait à faire pitié court maintenant sans le secours de personne. C'est la baraka de Sidi-EI-Djoudi... "

Et cette histoire de la petite Leila, devenue subitement aveugle à l'âge de sept ans. Cela s'est passe en I960. Du jour au lendemain, ses prunelles se voilèrent. La petite se cognait partout, elle ne voyait plus rien ; sa mère était au bord du désespoir. On a tout essayé : le médecin du village, les meilleurs docteurs de Sétif, la médecine traditionnelle. Leila vivait toujours dans le noir absolu. Alors, la vieille Alia s'est proposée pour chasser le mauvais sort de la maison. Elle a fait fondre du plomb, dans une cuillère, sur le feu de la cuisinière et, au vu des différentes formes que prirent les bulles du métal en fusion, elle donna le résultat de ses lectures. Elle était formelle : c'était le mauvais sort ! Désespéré, le grand-père décide d'emmener sa petite-fille aux bains de Guergour ainsi qu'en pèlerinage auprès du marabout Sidi-El-Djoudi. Trois mois après, la petite Leila retrouva la vue. Elle se mit à crier : "je vois, oui je vois les grappes de raisin. " On était au mois de septembre. C'est un miracle ! Une explosion de joie envahit le quartier de la petite Leila Les femmes chantent des louanges à Sidi-El-Djoudi !

De nos jours encore, les gens prenaient d'assaut le village : ils campaient sur les bords de l'oued Bousselam, dans les prairies voisines, dormaient à la belle étoile, logeaient chez le voisin. Ce sont des centaines de malades qui affluent de tous les coins du pays, en quête du miracle qui mettra fin à leurs souffrances. Le désespoir les pousse à contourner tous les obstacles pour venir implorer le saint guérisseur. Après tout, le mal dont ils souffrent n'est-il pas un châtiment envoyé par Dieu pour la punition des péchés, comme le pensent certains ? Les gens ne manquent pas d'invoquer la baraka de Sidi-El-Djoudi au moment où ils plongent leur corps dans les bassins remplis d'eau chaude : certains, plus audacieux ou plus zélés n'hésitent pas à avaler des gorgées entières de cette eau bénite. Ils espèrent ainsi vaincre le mal qui les ronge... La cure accomplit, dit-on, d'impossibles guérisons.

Mahieddine DJOUDI (2017) Site de Sidi El Djoudi Belhadj. djoudi@online.fr


Date de création : 09/11/2017 22:04
Catégorie : سيدي الجودي - سيدي الجودي
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