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سيدي الجودي
Bibliographie

De l'origine des Mrabtines

Le sens étymologique du terme arabe mourabit " marabout" et de son dérivé  mrabet réfère à l'action d'attacher, de nouer, de lier et d'amarrer. Le marabout est un homme lié à Dieu. Le lieu qui désigne et symbolise cet attachement est le ribat, un couvent fortifié.  Le nom de la dynastie Almoravides signifie littéralement les marabouts, Al Mourabitoun. Le nom même de la capitale du Maroc, Rabat, qui se dit Ribat en Arabe, était bien originellement une forteresse où se fixaient des marabouts.

C'est vers la fin du 15eme siècle (1472) que l'affaiblissement progressif du pouvoir des Mérinides (Marinioune ou Banoumarine) au Maroc, a entraîné l'éclatement de l'autorité centrale et la prolifération des "hommes fétiches" ou Saints (cheikhs de confréries, chefs tribaux, chorfa, marabouts, etc.). Le culte des saints, qui n'a jamais cessé d'imprégner la culture locale, a atteint alors au niveau de l'expression sociopolitique une intensité et une diffusion sans précédents.

La révolution maraboutique a été surtout marquée par l'expansion vers l'Est (vers l'Algérie principalement par le nord du Sahara) à partir du 16eme siècle  des saints que la tradition fait généralement venir de la fameuse Sakia al-Hamra. L'expansion de ces marabouts a contribué à la refondation des sociétés déstructurées; des tribus ont instauré, pour des raisons politiques, certains saints comme éponymes, leur attribuant des généalogies chérifiennes. Peu à peu se sont constitué des lignages maraboutiques fixés sur des territoires bien déterminés où ils ont joué un rôle religieux, économique, écologique et politique déterminant. On les appelle les mrabtines.

L' " universalisation" de la baraka a donc fait éclater l'étroite transmission mystique de maître à disciple, effectuant ainsi un déplacement du charismatique au génétique. Le soufisme, à l'origine même de cette transition, a tenté d'unifier la conception généalogique et la conception personnelle de la sainteté. La majorité des confréries se sont attribué alors une ascendance du Prophète Mohamed par sa fille Fatima et son gendre Ali.

La transmission initiatique et la baraka familiale sont devenues superposables. Le maître spirituel (sidi) d'une confrérie (la zaouïa) sera lui aussi l'objet d'un culte; l'emplacement de sa zaouïa, ou de sa tombe, après sa mort, devient souvent un lieu à une sorte de pèlerinage.

Les Mrabtines étaient très respectés car ils assuraient une cohésion religieuse et sociale. Ils ne se mélangeaient jamais et ne se mariaient uniquement qu'entre eux, jusqu'à ces derniers temps. Leurs femmes contrairement aux autres communautés, ne travaillaient jamais la terre et apprenaient le coran comme les hommes. Sidi el Djoudi Belhadj est l'un des ces Mrabtines.

Mahieddine DJOUDI (2017) Site de Sidi El Djoudi Belhadj. djoudi@online.fr


Date de création : 23/04/2012 21:57
Dernière modification : 26/04/2012 22:29
Catégorie : سيدي الجودي - سيدي الجودي
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